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Top-down bottom-up

n.m.
Top-down bottom-up : définition · Resto Clover

Deux façons de construire le même budget : en partant du sommet avec un objectif ou en partant du plancher avec les couverts réels de la salle.

Définition

Le top-down bottom-up désigne les deux sens possibles pour construire un budget ou un prévisionnel de restaurant : soit on part d'un objectif global qu'on décline ensuite poste par poste (top-down, "du haut vers le bas"), soit on additionne les besoins et charges détaillés service par service pour obtenir un total (bottom-up, "du bas vers le haut"). Dans un restaurant indépendant, ces deux logiques ne s'opposent pas vraiment : elles se confrontent pour vérifier qu'un objectif ambitieux reste réalisable au niveau du terrain. Elles servent aussi à vérifier qu'un budget construit poste par poste correspond bien à ce que le restaurant peut réellement viser.

Les deux logiques appliquées à un restaurant

ApprochePoint de départExemple concret
Top-downUn objectif global fixé en premier"On vise 480 000 € de chiffre d'affaires cette année" puis on répartit ce chiffre par mois, par service, par famille de plats
Bottom-upLe détail terrain, additionnéNombre de couverts prévus par service × ticket moyen, cumulé sur l'année pour obtenir le CA prévisionnel
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Exemple concret

Julien prépare le budget de son restaurant traditionnel pour l'année suivante et utilise les deux méthodes pour se confronter à la réalité.

En top-down, Julien part d'un objectif fixé avec son expert-comptable : atteindre 420 000 € de chiffre d'affaires, soit une hausse de 5 % par rapport à l'année précédente. Il répartit ensuite ce montant par mois selon la saisonnalité habituelle de sa salle, puis par service (midi/soir), pour obtenir un objectif journalier à suivre.

En bottom-up, il reprend son planning de couverts réel : environ 45 couverts au déjeuner et 30 au dîner en moyenne, un ticket moyen de 28 € le midi et 42 € le soir, sur 280 jours d'ouverture. Le calcul donne (45 × 28 + 30 × 42) × 280, soit 705 600 €, très au-dessus de son objectif top-down de 420 000 €. En creusant, Julien réalise que son planning bottom-up suppose une salle quasiment pleine tous les jours, ce qui n'arrive jamais en réalité. Il corrige son taux de remplissage à des niveaux observés (60 % midi, 40 % soir), ce qui ramène le chiffre bottom-up à environ 352 800 €, un montant nettement plus proche de son objectif top-down et qui confirme que le budget de départ n'était pas déraisonnable.

À retenir

Le top-down donne un cap rapide mais peut être déconnecté du terrain. Le bottom-up est plus fiable mais plus long à construire et peut sous-estimer certains postes oubliés. Croiser les deux permet de repérer les écarts avant qu'ils ne deviennent des mauvaises surprises en fin d'année.

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Où utiliser ces deux logiques dans un restaurant

  • Construire le prévisionnel de chiffre d'affaires d'un business plan (objectif marché en top-down, capacité réelle en couverts en bottom-up)
  • Fixer un budget de masse salariale : un pourcentage cible du CA en top-down, confronté à un planning d'équipe détaillé en bottom-up
  • Piloter les achats matières : un objectif de coût matière en top-down, comparé à la somme des fiches techniques de la carte en bottom-up
  • Valider un objectif de rentabilité avant d'investir, en le confrontant à ce que la salle peut réellement produire couvert par couvert

Un réflexe simple pour Julien, Luigi ou Nadia

Il n'est pas nécessaire de mener les deux calculs en parallèle pour chaque décision. Le réflexe utile est de toujours vérifier un objectif ambitieux (top-down) par un calcul concret à partir des couverts et des tickets réels (bottom-up). Inversement, il s'agit de challenger un budget détaillé trop optimiste en le comparant à une croissance raisonnable d'une année sur l'autre.

Questions fréquentes

Je dois choisir entre top-down et bottom-up pour mon business plan, laquelle privilégier ?

Aucune des deux seule ne suffit. Le mieux est de partir d'un objectif top-down réaliste (croissance modérée par rapport à l'historique ou au marché local), puis de le vérifier avec un calcul bottom-up sur les couverts et le ticket moyen réellement atteignables.

Mon calcul bottom-up donne un chiffre de couverts qui semble énorme par rapport à mon objectif top-down, que faire ?

Cela signifie souvent que le taux de remplissage utilisé dans le calcul bottom-up est trop optimiste. Recalculez avec un taux observé sur des restaurants comparables plutôt qu'avec une salle pleine en permanence.

Faut-il refaire ce calcul chaque année ?

Oui, au moment de préparer le budget annuel. Comparer les deux approches permet de repérer si l'activité réelle dérive par rapport aux objectifs fixés en début d'année et d'ajuster les plannings ou les prix en conséquence.

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